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Infos Afrique

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CAN 2012 : Le Mali est en liesse

Au bal des déçus, c'est donc le Mali qui l'emporte (1-0) et qui termine, pour la première fois depuis quarante ans, sur le podium de la CAN, et ainsi effectué son meilleur parcours depuis 1972, lorsqu'il était monté sur le podium pour la dernière fois (finaliste). Depuis 1972, le Mali était resté au pied du podium trois fois (1994, 2002, 2004). Cette fois, mission accomplie pour les Aigles d'Alain Giresse, grâce à Diabaté, auteur d'un doublé sur ses deux seules opportunités, en reprenant un ballon repoussé par le gardien Kwarasey (23e) et en concluant un contre et un centre signés Tamboura (80e). Contrairement aux habitudes pour ce match de classement, les deux sélectionneurs ont peu fait tourner leurs équipes. Exception notable, côté Ghana: Gyan, auteur d'un piètre tournoi et d'un penalty raté en demi-finale, était éjecté du onze de départ. Et n'est pas apparu dans le match. On craignait un match sans relief entre deux équipes déçues d'échouer aux portes de la finale. Il n'en a rien été, l'engagement étant total entre le Mali et le Ghana. Globalement dominateurs en première période, les Black Stars ont été surpris par un Mali très réaliste. Sur un corner rapidement joué, la combinaison entre Seydou Keita et Samba Diakité a permis à Cheick Diabaté, à l'affût aux six mètres, de donner l'avantage aux Aigles (23e). Le Bordelais s'est même offert un doublé, toujours sur un tacle face au but (79e), et termine le tournoi avec trois buts au compteur. Le Mali ayant pris l'avantage a tué le match en fin de partie sur un contre, alors que le Ghana jouait à dix depuis l'exclusion de Vorsah (64e), troisième carton rouge de l'équipe dans le tournoi. Imprécis dans le dernier geste, par Abu (14e), Jordan Ayew (34e) ou Mensah (71e), les Ghanéens sont eux apparus incroyablement nerveux. Encore vexés de leur élimination face à la Zambie, ils ont oublié leur football au vestiaire et si seul Isaac Vorsah a été exclu (63e), les frères Ayew auraient aussi pu rejoindre les vestiaires prématurément. Les Black Stars sortent donc par la petite porte. L'élimination en demi-finale mercredi (1-0 contre la Zambie) les avait rendus inconsolables, eux qui s'étaient reconnus obsédés par la première marche du podium continental après en avoir occupé les deux autres en 2008 (3e) et 2010 (2e). Chez les frères Ayew, Jordan montrait de l'envie puis disparaissait après la pause, tandis qu'André s'avérait moins en vue que dans le reste de son tournoi. Les Black Stars avaient pourtant relevé la tête en seconde période, avec notamment une bonne entrée de Muntari. La réduction à dix n'avait pas vraiment affecté sa pression. Mais samedi, le coeur était définitivement malien. C'était la quatrième fois que le Mali disputait la petite finale de la CAN. En 1994, 2002, et 2004, il s'était incliné. Cette fois, les Aigles ont corrigé le tir et Garra Dembelé, très démonstratif lors de sa sortie du terrain à cinq minutes du terme de la rencontre, a parfaitement illustré le sentiment de joie qui illuminait les visages des hommes d'Alain Giresse au coup de sifflet final.  

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RDC : Affaire Jacquemain Shabani : Sa santé se dégrade !

Depuis sa libération tôt le mercredi 8 février, Jacquemain Shabani, secrétaire général de l'Udps (Union pour la démocratie et le progrès social) n'a toujours pas récupéré son passeport, confisqué pendant son Â« interpellation Â». Il se trouve donc toujours à Kinshasa. Ce qui inquiète le plus, c'est sa santé. Contrairement à la version officielle qui affirme Â« que Jacquemain Shabani n'a pas été torturé pendant sa détention Â», dans la nuit de mardi à mercredi, les faits tendent à prouver le contraire. Dans la nuit du 10 au 11 février, le Secrétaire général de l'UDPS s'est en effet plaint de violentes douleurs crâniennes. Une personne proche du dossier affirme d'ailleurs que Shabani « n'a pas dormi cette nuit (dans la nuit de vendredi à samedi 11 février, ndlr). Son état s'empire. Ce matin, il a été conduit dans un hôpital de la place. Après les tortures qu'il a subit, il doit aller se faire soigner. Il ne peut pas le faire ici à Kinshasa, parce que visiblement, la politique contrôle tout. Il doit aller à l'étranger. Comment le faire alors que son passeport est toujours entre les mains des autorités sur place Â». Après sa libération et la visite médicale, son médecin traitant lui avait recommandé de passer un scanner pour en savoir plus sur son état de santé, vu les douleurs dont il se plaignait. Une source proche de l'Udps, le parti d'Etienne Tshisekedi, déclare que Â« Jacquemain Shabani a été torturé, traité comme un vulgaire bandit. Il a été déshabillé, tabassé, étouffé avec sa tête plongée dans l'eau,décrit-elle. Même s'il a été trouvé avec une arme, cela peut-il justifier la torture dont il a été victime ? Â» demande-t-elle. Un proche de Jacquemain Shabani dit avoir été alerté sur l'état de santé du Secrétaire générale de l'Udps ce samedi vers 2h du matin. Â« Il va mal. Il avait du mal à bouger Â». Atteinte à la sécurité de l'Etat Malgré son état de santé précaire, Jacquemain Shabani n'est pas pour autant sorti d'affaire. Le Directeur général de la police des frontières/DGM a livré sa version des faits sur un autre document trouvé dans les bagages du Secrétaire général de l'Udps. Le Â« Rapport sur le processus électoral. Démonstration de la fraude électorale et de la victoire du président Etienne Tshisekedi wa Mulumba à la présidentielle du 28 novembre 2011 Â». Pour Jacques Ikwa, Directeur général de la police des frontières, Â« On ne peut pas accepter de retrouver dans les bagages des documents de nature à porter atteinte à la sécurité de l'Etat, de nature à discréditer l'Etat à l'extérieur. Â» Dans ce document volumineux, on peut voir des photos des bulletins de vote à même le sol, des corps ensanglantés au sol (visiblement sans vie), un corps nu, jambes écartées avec des écoulements sur un tissu, des bureaux désordonnés, etc. Ce document, selon Jacques Ikwa, porterait Â« atteinte à la sécurité de l'Etat Congolais Â». Si atteinte à la sécurité il y a, sur quoi est-elle basée ? Â« L'intitulé du document trouvé dans les bagages de Jacquemain Shabani prouve qu'il s'agit bien d'un document qui traite des dernières élections. Et il contient les preuve du hold-up électoral que connait la RDC Â», glisse une autre source. Si les informations contenues dans ce document sont fausses, pourquoi ne pas présenter la version officielle avec les preuves qui vont avec, et contredire ainsi la version contenue dans ce document, qui a, par ailleurs, également été confisqué ? Si l'Udps présente dans ce rapport la démonstration de la fraude, avec des éléments de preuves, il serait concevable qu'une autre démonstration puisse être présentée. Passeport comme prétexte Le Secrétaire général de l'Udps a été empêché d'embarquer à bord de son avion. Même si une version tente d'expliquer Â« qu'il a été débarqué du vol à destination de l'Allemagne après fouille Â». Une nouveauté tout de même. Jacquemain Shabani a été débarqué avant même qu'il ne puisse embarquer. Parce que selon la version de Jacques Ikwa, Directeur général de la police des frontières/ DGM, c'est au niveau de la fouille que le Secrétaire général de l'Udps a été empêché de prendre son avion. Le passeport d'un tiers a été retrouvé sur lui. La République démocratique du Congo a changé depuis un moment ses passeports. Certains gardent encore leurs vieux passeports, même ceux qui ne sont plus utilisés. Â« Est-ce une raison d'empêcher quelqu'un de prendre son avion ? Moi je me promène avec les papiers de mes frères et de ma mère. Si l'on me surprend avec, c'est une infraction en RDC Â», se désole une source. Â« C'est juste un prétexte. Ils lui cherchent des poux dans la tête. Ils ont mis d'autres documents compromettants dans son ordinateur portable pour trouver le moyen de bien le charger et le coincer. C'est triste. Â», lâche dépité un cadre de l'Udps. Jacques Matand'  

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Le virage à droite de Sarkozy va t'il lui faire perdre des voix au centre ?

Sarkozy a décidé un brutal virage à droite pour tenter de siphonner les voix du Front National au second tour. Ce faisant il est peut être allé trop loin et risque de perdre des voix au centre. Hier Douste Blazy ne «  voyait pas comment un centriste pouvait voter au second tour pour Sarkozy « . Il mettait en cause, notamment, les deux référendums proposés par le chef de l'Etat. « C'est une division qui est énorme, aller poser la question sur les chômeurs ou les immigrés », sermonne-t-il. « Diviser les Français, lorsqu'on est en charge de l'unité des Français, c'est très dangereux. » Mais aujourd'hui François Bayrou va beaucoup plus loin. Le candidat centriste a lancé un appel, ce samedi, au rassemblement des humanistes de tous bords. Le président du MoDem a estimé que le président sortant avait franchi une ligne rouge en laissant entendre que « le chômeur et l'étranger sont les deux responsables de la maladie du pays ». Il a appelé « tous ceux, au centre, dans la majorité ou dans l'opposition » et tous les Français « qui sont des Républicains et qui sont des humanistes » à faire taire « les intérêts politiques, de camp ou de parti » pour défendre « l'essentiel, le monde qu'on veut transmettre aux enfants. Le moment est venu de dire 'c'est assez, ça suffit, stop! nous n'irons pas dans cette direction », a-t-il ajouté. Pour le dirigeant centriste, l'actuel président de la République devrait s'interdire de telles manoeuvres plus que tout autre, car « sa mission c'est d'avoir charge de tout un peuple, non pas pour le diviser, mais pour l'unir ». «  J'affirme que la droite républicaine française, pas plus que la gauche, ne peuvent l'accepter », a-t-il dit, affirmant qu'aucun des présidents de la Ve République, du général de Gaulle à François Mitterrand, n'auraient pu offrir une telle perspective à l'ouverture d'une campagne électorale. « Nous sommes la société, nous France, nous sommes la civilisation, puisqu'ils aiment tant parler de civilisation, nous sommes depuis deux mille ans la civilisation qui refuse de faire de l'étranger et du chômeur les coupables de nos maux », a-t-il martelé. Pour François Bayrou, l'orientation prise par le chef de l'Etat est inspirée par l'idée que « c'est l'électorat d'extrême droite qui constitue le grand grenier à voix de cette élection présidentielle ». François Hollande s'est posé en défenseur des " plus fragiles ", en jugeant qu'il n'était " jamais utile pour un président sortant qui est en échec " de s'en prendre à eux. " Ce n'est pas ceux qui sont les victimes qui doivent aujourd'hui être les responsables ", a t'il estimé devant la presse. Du côté de l'UMP, «  on adore l'entrée en campagne de Sarkozy et on souligne l'arrivée de propositions innovantes « . Une nouvelle page Facebook de Nicolas Sarkozy annonce la couleur. Pilotée par l'UMP, elle est un nouveau signe de la candidature à venir du président de la République. Elle retrace le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Géolocalisation à l'appui, on peut y retrouver l'ensemble des déplacements du président de la République. «  Tout est prêt « se félicite Copé. Tout le monde est en ordre de bataille pour soutenir le président sortant. Enfin pas tout à fait, le groupe gay de l'UMP vient de lâcher Sarkozy. Le président de GayLib, cercle de réflexion au sein de l'UMP, a annoncé que son groupe ne soutiendrait pas Nicolas Sarkozy pour la prochaine Présidentielle. A l'origine de ce désaveu : les déclarations du chef de l'État dans le dernier numéro du Figaro Magazine sur son refus du mariage gay.  

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Sénégal : Wade en campagne en Casamance

Moment fort de la campagne pour la présidentielle du 26 février, le président sénégalais Abdoulaye Wade se'estrendu samedi en Casamance (sud), région en proie à une rébellion indépendantiste qu'il avait pourtant promis de régler en " 100 jours " à son arrivée au pouvoir en 2000. Le président Wade est arrivé par avion en fin de matinée à Cap Skirring, ville balnéaire de Casamance, où il a été accueilli par plusieurs centaines de ses partisans avec pancartes et affiches électorales aux couleurs de leur champion " Wade 2012 ". " C'est nous qui avons élu Wade. C'est mon candidat, Dieu fasse qu'il soit réélu. Na tog! Qu'il reste ! ", s'exclamait parmi ces militants Astou Bodian dite " Mère Sopi ", frêle vieille femme de 82 ans. Dans la localité de Kabrousse, sous un soleil écrasant, des troupes folkloriques ont salué l'arrivée du convoi de M. Wade qui a rendu hommage à la prêtresse Aline Sitoé Diatta (1920-1944), figure de la résistance casamançaise aux colonisateurs français. Militaires et gendarmes étaient très présents, sous l'oeil des habitants, touristes, et même d'observateurs de l'Union européenne. Le président était attendu dans l'après-midi à Oussouye, Bignona, puis Ziguinchor pour y tenir des meetings. Alors que la campagne électorale pour la présidentielle du 26 février où M. Wade, 85 ans, brigue un troisième mandat, bat son plein, de nombreux Sénégalais profitent de l'occasion pour rappeler les promesses non tenues du chef de l'Etat sortant. Lors de sa première élection en 2000, le président Wade s'était engagé à résoudre le conflit casamançais " en 100 jours ". Douze ans plus tard, les attaques se poursuivent, alternant avec les périodes de relative accalmie. Commencée en 1982, la guerre " oubliée " de Casamance, séparée du nord du Sénégal par la Gambie, a fait des milliers de victimes, civiles et militaires, malgré plusieurs accords de paix entre Dakar et la rébellion indépendantiste du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), signés et aussitôt caducs. Les affrontements, braquages et embuscades entre des militaires et des membres réels ou supposés du MFDC se poursuivent à intervalles réguliers, et se sont même intensifiées depuis novembre 2011. Les divisions au sein du mouvement rebelle se sont amplifiées depuis la mort en décembre 2007 du chef historique du MFDC, l'abbé Augustin Diamacoune Senghor, rendant plus difficiles les négociations avec Dakar, annoncées et reportées plusieurs fois. Dans son message à la nation pour le Nouvel An, le président Wade a affirmé être disposé à " poursuivre le dialogue avec le MFDC pour une solution pacifique de la crise ". Il s'est dit favorable à une médiation de la communauté Sant'Egidio, avec notamment la tendance la plus radicale de la rébellion, dirigée par Salif Sadio. Depuis le début de la campagne électorale il y a une semaine, le président Wade enchaîne les meetings en province, faisant valoir les " avancées de son pays vers le développement ", et réclamant une réélection dès " le premier tour ". Face à lui, le Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposition et société civile, poursuit sa " résistance pacifique " pour obtenir le retrait de sa candidature. La campagne " en commun " des huit candidats du M23, dont le célèbre chanteur Youssou Ndour, a cependant marqué le pas en fin de semaine, la presse locale s'interrogeant sur les raisons de cette " pause " apparente. L'unité affichée des premiers jours semble même se fissurer entre candidats d'opposition, l'ex-Premier ministre Macky Sall mène ainsi campagne depuis une semaine de son côté, suscitant les critiques à peine voilées d'autres candidats. Le collectif de rappeurs Y'en a Marre a appelé à des " rassemblements citoyens et non violents " samedi et dimanche à Dakar sur la Place de l'Obélisque, esplanade devenue le lieu symbole de la contestation et où se sont tenues dernièrement plusieurs manifestations contre la candidature de Wade.